#ComingOutDay

#ComingGoutDay est le hashtag qu’on a tous vu fleurir un peu partout aujourd’hui sur la toile, et c’est une journée consacrée au coming out, au bien que celui-ci procure une fois qu’on a entrepris cette démarche. Un peu partout, les gens racontaient leur histoire, et, pour la majorité des gens, celui-ci a souvent été positif. Pour ma part, mon coming-out était totalement raté, au sens où j’ai été outé par les rumeurs et ragots de village, mais surtout par mon ex, qui, ne supportant pas la rupture, a décidé d’en informer mes parents ! Cela a considérablement impacté ma vie, puisqu’au lieu de pouvoir poursuivre des études supérieures, on m’a gentiment indiqué qu’il me fallait trouver du travail et quitter la maison… Quelques jours après les épreuves du bac, j’entrais dans le monde professionnel, et je découvrais mon indépendance, dans un département où les corbeaux menaient une vie bien plus trépidante que la mienne. Toutefois, passé un certain temps, j’ai pris mon destin en main et en m’installant à Paris, j’ai appris à ne plus baisser les yeux.

Bien des années plus tard, alors que je militais fièrement, ma mère ne l’avait toujours pas digéré.  Nos relations sont restées conflictuelles et toxiques jusqu’au bout. Chaque tentative de dialogue se terminait par une cinglante dispute. C’était une relation néfaste, dont on ne sort pas sans blessure. Au énième conflit, j’ai pris la plume. J’ai craché toute ma colère. Je me suis projeté dans la vie d’Arnaud, le personnage central de mes romans. Une part de son histoire est la mienne (mais pas toute), notamment celle qui concerne les rapports familiaux. Il part pour s’assumer, vivre libre, ne plus avoir de compte à rendre à personne. Si, j’ai pu bénéficier de soutiens amicaux pour m’aider à m’épanouir, ce n’est pas le cas de ce personnage principal. Au gré des chapitres, on se demande jusqu’où ira sa déchéance dans sa quête de liberté. On le suit, de trottoirs en coucheries, dans les méandres obscurs de la capitale, de rencontres douces en déceptions, dans l’univers de la précarité crasse, là ou pourtant, ça clinque de partout.

J’ai écrit ce livre par vengeance envers mes parents, mais aussi pour toutes celles et ceux qu’on a rejeté en raison de leur incapacité à coller au moule hétéropatriarcal. Dans ce bouquin, j’ai mis toute ma violence, ma colère, pour en faire quelque chose de puissant à jeter à la figure de ces personnes « bien intentionnées » qui défilaient en 2012-2013, au nom de valeurs morales factices. J’ai mis toute mon humanité aussi, ma sensibilité et ma douceur aussi. Je me suis immergé dans la détresse de ce gamin qu’on abandonne à son sort, et qui devra, plus que n’importe quel autre, fournir des efforts pour s’adapter, survivre, et enfin, peut-être, aspirer à la liberté et revendiquer son droit à l’amour dans la ville lumière.

Dénoncer cette violence par la fiction m’a libéré, m’a rendu plus fort aussi.

L’histoire d’Arnaud peut sembler commune, quelconque, mais au vu du nombre de témoignages positifs des internautes à propos de leur coming-out, nous ne devons pas fermer les yeux sur toutes les familles où ça coince. Si ce livre pouvait permettre de pointer du doigt les comportements homophobes, alors, j’aurais réussi cette œuvre.

C’est aussi un devoir de mémoire de se souvenir que, quelques décennies en arrière, nos vies n’auraient pas été ce qu’elles sont si les personnes libres ne s’étaient pas révélées et outés aux yeux du monde.

Bonne journée du coming-out à toutes et à tous.

41 rue des blancs manteaux

75004 Paris

Métro Rambuteau ou Hôtel de ville.

Sinon, le livre est disponible en ligne : http://latremie.com

Et vous pouvez en lire quelques extraits par ici : https://latremie.com/quelques-extraits-de-linstant-x/

Encore plus de perles de culture !

Dimanche matin, je travaille encore. Je ne devrais pas. Je dois apprendre à lâcher prise. Depuis que Lady PatoutaFée a été élue Miss Bear 2022, j’ai pris conscience du besoin de m’amuser, de sortir, de voir autre chose. J’ai l’impression de perdre mon temps sur les réseaux sociaux pour assez peu de résultat. Pourquoi chercher à convaincre mes followers d’acheter mes livres alors que, visiblement peu lisent ? Je dois canaliser mes efforts vers les distributeurs professionnels. Le temps de vie d’un livre est assez long, on court un marathon, pas un sprint. Dès lors, surtout communiquer avec les libraires et les médias. Voilà ce vers quoi je dois tendre. (Mais si les lecteurs de ce blog veulent acheter nos livres, c’est par ici : https://latremie.com)

Sortir, voir autre chose, briser la routine du quotidien.

Jeudi, Miss Bear a accompagné Mr Bear et les garçons au cinéma aventure à Bruxelles. Nous avons assisté à la projection d’un long métrage brésilien « Vento Seco », un joli film bear à l’image léchée (au propre comme au figuré), et dont le comique de situation m’a parfois fait décrocher un sourire.

Voici le synopsis :

« Sandro, ours quadragénaire, vit entouré de puzzles et de fantasmes. Entre ses rendez-vous avec le beau Ricardo après le travail à l’usine et ses pensées avides envers le tarzan des piscines Maïcon, rêve et réalité se mêlent… Fable kitsch en néon sur la quête amoureuse, pourtant située dans un Brésil peu montré, très loin des plages de Rio. Les fétiches y débordent : cuir,  cruising, BDSM, gros plans sur les maillots hyper-moulants…Mais Vento Seco s’incarne aussi dans la réalité sociale en nous parlant d’’homosexualité intergénérationnelle en milieu ouvrier et en confiant à trois acteurices transgenres des rôles de personnages cisgenres. Du Tom of Finland tropical. »

Plus d’informations sur le film :

https://pinkscreens.org/fr/queer-o-rama/fiction/vento-seco

Malgré quelques longueurs, j’ai passé un bon moment. Ensuite, nous sommes allés prendre un verre à la réserve.

Vendredi, retour au cinéma pour la séance « Queer mais trash », un festival de courts métrages, initialement prévu lors de la semaine de la belgium pride. Plusieurs films courts, tous ne se valaient pas, toutefois, « Revolvo » sortait du lot. L’histoire de deux femmes lesbiennes d’un certain âge, en cavale après avoir enlevé un élu aux nombreux dérapages homophobes. Sans en dévoiler le contenu, cette fiction m’a fait beaucoup rire, et j’ai adoré la chute ! A voir absolument !

https://www.imdb.com/title/tt10471472/

Hier soir, avec ma moitié de « Mauvais-Genre », nous sommes allés enterrer les normes lors d’une belle soirée queer au Recyclart’ à Molenbeek. J’ai adoré cette cérémonie freaks, menée par Massagraf, puis le concert électro de King Baxter. Nous nous sommes délectés de leurs univers et au moment de rentrer, nous en voulions encore ! Une belle sortie à refaire. Pour la première fois depuis des années, ce bain de foule loin de nos univers mainstream m’a fait un bien fou !

Voici comment la soirée était annoncée :

MASSAGRAF

Déconstruisons. Communions. Reconstruisons. Célébrons les funérailles des normes, celles qui irritent, qui piquent, qui hérissent, enterrons les verrues de l’Humanité ! Ensemble, jetons nos normes honnies pour bâtir un nouveau monde dans lequel tout serait à inventer, dans lequel tout serait possible. Une grande messe païenne – en réalité, A Big Mess – emmenée par La Veuve et ses enfantes de chœur, à la non-gloire des normes.

Verwoesting. Verbinding. Wederopbouw.
vertaling komt later….so so sorry ! !

Massagraf, een creatie van/une création de Toma Luz & Anne Marsaleix.
Met/avec : La Veuve | Brussels Art Pole (Angèle Virago | Dominette | Dgin de Marbre | Señor Poilu)

KING BAXTER

Après la cérémonie funéraire, King Baxter et sa doom pop monstrueusement délicate célébreront le Sabbath, une veillée funèbre pour s’exorciser collectivement de nos normes.
King Baxter est un·e performeureuse qui travaille et se produit en binôme avec Maxime Pichon. Toustes les deux ont co-composés le deuxième album de King Baxter, REVENGE, qui sort sous le label collectif et basé à Bruxelles : Olive Noire. King Baxter, DragQueer et Monstre Psychic devant l’univers, chante et déclame sur une musique électronique aux sonorités allant de l’Electronica à la Dark Techno.

Bruxelles regorge de talents en tous genres. J’ai très envie d’aller à la rencontre des artistes que la capitale d’Europe met sur ma route.  

https://kingbaxter.bandcamp.com/track/nous-ft-mes-s-fr-oeurs

Je veux encore plus de perles de culture !

Rencontre avec David Anton Ador

J’ai décidé, cette saison, de donner la parole à différentes personnalités, qu’elles soient artistes ou passionnées, et ayant un lien avec la culture, le monde du livre, la communauté LGBTQI+, la musique et toutes les formes de scène. Cette semaine, j’ai choisi d’inviter David Anton Ador.

Portrait de l’Artiste, réalisé par Richard Vyse.

Bonjour David, vous travaillez le dessin, le collage, la peinture, pouvez-vous nous en dire plus ?

En effet, je pratique le dessin et la peinture depuis tout petit. Mais c’est par le collage que j’ai réussi à me faire connaître grâce à quelques belles expositions en France et en Europe. Désormais, je dédie la pratique du dessin et de la peinture principalement au nu.

Quelles sont vos techniques de prédilection ?

Je traite mes dessins un peu comme des collages, en créant des mises en scène parfois improbables. Comme des personnages nus qui prennent le tramway ou font de l’auto-stop.

Copyright image David Anton Ador.

Le nu masculin revient souvent dans votre travail, pourquoi cette focalisation ?

J’ai choisi de me focaliser sur le nu masculin pour le plaisir de créer des situations sensuelles ou érotiques (jamais vulgaires, ce n’est pas mon truc), plus ou moins faussement naïves.

Copyright image David Anton Ador.

Il y a une certaine ressemblance entre vous et vos personnages, vos œuvres sont-elles des autoportraits ?

Parfois, elles le sont. Disons que ce sont des autoportraits quelque peu idéalisés… Quitte à se dessiner, autant se mettre en valeur ! Ahaha ! Plus sérieusement, c’est une façon pour moi de vivre certaines situations par procuration. Des fantasmes plus ou moins avoués. Je suis resté un peu un ado épicurien et blagueur, vous savez.  

Copyright image David Anton Ador.

Quelle est votre actualité ou quels sont vos projets en cours ?

Je prépare une expo collective dédiée au nu masculin en mai et juin 2022 à la Galerie du Lendemain à Paris. Je pense qu’elle vaudra le détour, eu égard à la qualité des artistes sélectionnés.

Où peut-on découvrir votre travail (pages, galeries…) ?

J’ai une page Facebook dédiée à mon travail : Ador Artworks. J’avais jusqu’à récemment un compte Instagram également. Mais je l’ai fermé car il était trop chronophage à mon goût. Ma page Facebook suffit amplement à faire connaître et commercialiser mon travail.  

Quelles sont les créations pour lesquelles vous vous sentez fier ?

Quelques-uns de mes dessins me sont chers, comme celui intitulé « Give me back my senses » (Redonne-moi des sensations !) qui met en scène deux lutteurs au maillots subtilement déchirés. « Untie me! The panther is hungry » (Détache-moi ! La panthère est affamée !) me fait sourire également : le personnage qui me ressemble est attaché nu, menacé par un fauve ! Parmi les plus anciens, j’ai aussi un faible pour le dessin intitulé « How many lips did you kiss today ? » (Combien de lèvres as-tu embrassées aujourd’hui ?). Comme vous pouvez le constater, je joue aussi sur les titres qui sont quelque peu subjectifs. Bref, je m’amuse. Et c’est cela qui plaît, je crois.

Selon vous, qu’est-ce qu’une œuvre réussie ?

Une œuvre qui ne laisse pas indifférent, qui déclenche des émotions. L’aspect esthétique est pour moi, en outre, un critère de choix, je l’avoue. Et si, par chance, l’œuvre comporte un élément incongru ou décalé, elle possède alors tous les atouts pour me plaire.

Copyright image David Anton Ador.

Quels sont vos Artistes préférés ?

Il y en a tellement ! Je citerais Simeon Solomon, Gustav Klimt, Egon Schiele, David Hockney, mais aussi toute la période des préraphaélites, des expressionnistes allemands.

Y’a-t-il des artistes que vous souhaiteriez nous faire découvrir ?

Oui, je pense à Richard Vyse qui a un style bien à lui et que j’admire énormément. Il a fait toute sa carrière dans l’art et se dédie principalement aujourd’hui au nu masculin. Je ne suis pas peu fier de lui avoir servi de modèle et de posséder quelques sublimes dessins de lui. Il sera culte un jour. Si ce n’est déjà fait.

Je pense également à Robert Warshaw, dont je suis la muse selon ses propres dires, et qui a un coup de pinceau bien à lui. Il a un talent fou pour croquer des scènes de la vie de tous les jours. Je n’aurais pas ici assez de place pour citer tous les artistes que je souhaiterais vous faire découvrir, mais sachez que j’admire énormément aussi Fernando Carpaneda, Frank Lorenz, Freek Weidema, Ron Richard Baviello, Troy Jamison…

Merci beaucoup David.

Portrait de l’Artiste, réalisé par Richard Vyse.

Lady Miss Bear

Lâcher prise, m’amuser et faire tomber la pression. Depuis deux mois, avec le lancement de la société d’édition, je ne sais plus vraiment ce qu’est une journée off. Mon emploi du temps est chargé, je suis fatigué et stressé. Mais pour réussir à bien cette entreprise, il me faut apprendre à m’accorder des pauses, à me faire plaisir, à m’amuser pour mieux souffler.

Dimanche soir était une belle opportunité de m’amuser. En me préparant en coulisses, je n’en menais pas large. J’avais répété mon numéro à la maison dans la semaine, à plus d’une reprise, j’ai failli glisser sur le parquet, et les voisins du dessous n’ont peut-être pas apprécié le claquement des talons… Puis lorsqu’on a appelé Lady PatoutaFée, j’ai tout donné. Je me suis lâché et j’ai pris un réel plaisir à jouer mon numéro lors de l’élection de Miss Bear Belgium. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas amusé comme ça ! J’ai habité mon personnage.

A l’annonce des résultats, je n’en croyais pas mes oreilles. Les autres candidates n’ont pas démérité, et, je ne m’attendais pas à remporter cette élection. Les larmes sont montées. En l’espace d’un instant, j’étais couronné.e. Je n’y croyais pas. Toute la soirée, j’étais sur mon nuage. On m’a photographié, on m’a félicité, on m’a embrassé. J’avais pour unique ambition de m’amuser, mon objectif était déjà atteint. Hier, j’ai atteint le grâle.

J’ai rencontré de belles personnes. La communauté bear en Belgique ne se limite pas aux rondeurs. Etre bear, ou se sentir bear, est avant tout un état d’esprit. Plus le temps passe, et plus je m’identifie à cette communauté, et ici, elle ne se prend pas trop au sérieux. On peut être ce que l’on veut, pour un instant ou pour une vie, le tout est de se sentir bien. J’aime cette démarche de body positive. De belles rencontres et discussions avec les gens et des perspectives. Je n’avais pas conscience en m’inscrivant à cette élection, que j’aurais à prendre part publiquement dans la vie de la communauté. Je me réjouis de ces quelques obligations, et le monde bear est riche de talents divers. Cela augure de belles rencontres, et de bons moments.

Damien, Mister Bear fraichement élu semble être une belle personne. Mercredi, après le diner de charité, nous nous étions rassurés mutuellement à propos de notre trac. J’aurais plaisir à collaborer avec lui, et j’ai aimé la créativité et l’originalité de son show lors de l’élection de samedi. Les autres candidats semblent aussi être de chouettes personnes, et j’ai pu rencontrer aussi les Mister d’autres pays comme le Luxembourg, l’Allemagne…

J’ai vécu une très belle soirée. Je suis encore un peu sur mon nuage… Mais le quotidien a déjà retrouvé sa place. Je remets ma casquette d’Auteur, et mon écharpe d’Editeur, en vous invitant à découvrir notre collection https://latremie.com

On ne nait pas gay, on le devient…

Vous trouverez ci-dessous ma préface du guide « 69 chroniques sexo » de Mickaël Burdin. J’espère que ce texte vous donnera envie de lire son livre. Vous pouvez vous le procurer sur le site de la société d’édition : https://latremie.com

On ne nait pas gay, on le devient ; ou plutôt, nous apprenons à être qui nous sommes. Pourtant, il n’existe pas de notice universelle à laquelle se référer. On se construit, au gré de nos fantasmes, de nos envies, de nos expériences, de nos curiosités, de nos attractions et de nos amours. Entrer dans sa vie d’homme gay n’est pas chose aisée. Nous devons apprendre à déconstruire nos repères pour forger notre identité, et nous apprenons beaucoup de nous- même à travers le prisme de la sexualité. Quel que soit l’âge auquel nous nous découvrons une préférence pour les autres hommes, nous sommes plein d’interrogations. On a beau connaitre son corps en l’ayant exploré, nous nous demandons sans cesse comment donner du plaisir à l’autre, comment poser nos limites ou comment les dépasser. S’il est plus facile aujourd’hui pour les jeunes générations de s’identifier et de s’assumer, par la visibilité et la représentation que nous offrent les arts et les médias, passer à l’acte et trouver des conseils rassurants n’est pas chose aisée, surtout si l’on ne sait pas par où chercher. Par défaut, on se tournera vers la pornographie, mais celle-ci n’est pas toujours représentative de la réalité. Il n’est pas simple d’aborder la question avec son médecin et parfois, nos entourages sont à mille lieux de se douter de nos interrogations.

Lorsque j’ai découvert Mickaël, j’ai été séduit par le ton de ses premières chroniques diffusées sur le web. Il est un homme comme Vous et moi, avec ses envies, sa curiosité, ses expérimentations. Chaque texte était traité avec une prise de recul et une neutralité qu’il m’est venu l’idée d’une collaboration. Ses chroniques Sexo, permettent d’explorer le vaste chant de la sexualité entre hommes, de la construction sociale aux pratiques diverses et variées, en passant par les aspects médicaux et psychologiques qui influent sur nos existences. De nombreux échanges, sur nos visions des pratiques, ont donné ses 69 chroniques, qui, je l’espère, pourront servir de base aux jeunes et aux moins jeunes en questionnement sur cette orientation sexuelle. N’ayez pas peur de vos interrogations, de vos explorations, Mickaël saura vous répondre au fil des pages. Rassurez-vous, il n’est pas nécessaire de cocher toutes les étapes pour être « Super Gay ». Chaque pratique doit intervenir au moment où vous vous sentez prêt(s). Ce recueil vous permettra je l’espère, de trouver toutes les réponses aux questions que vous vous posez, tout comme nous nous les sommes posées un jour.

Je vous souhaite une agréable lecture et beaucoup de plaisir dans vos ébats, dans le respect de votre être, et celui de vos partenaires.

Longue vie au Roi

Image couverture par Pierre Terrasson

« Le roi est mort, vive le roi ». C’est avec ces mots que commence le communiqué du duo King’s Queer, diffusé depuis ce mercredi 22 septembre, que le groupe a annoncé sa séparation. Nous partageons votre sentiment de surprise, et nous vous remercions pour tous les commentaires de soutien adressés à Grib Borremans et Laetitia Fistarol. S’ils se séparent, ils partageront encore avec Nous de bons moments : leur concert d’adieu, dont la date et le lieu seront communiqués ultérieurement, et les séances de dédicace de leur livre. Leurs mots se veulent rassurant sur l’avenir, et nous continuerons à collaborer étroitement, en toute amitié et en toute confiance, avec la même franche camaraderie qui nous lie. « Amours et Révoltes : le livre », est un témoignage de respect et d’amour du groupe à son public. De leurs plumes, ils nous content les coulisses de King’s Queer, et partagent généreusement, comme ils l’ont toujours fait, les belles rencontres qui ont rythmées leurs vies. Le livre est écrit comme un concert : on s’assoit. On ne lit pas : on les écoute. Lorsqu’arrivent les dernières pages, on ressent de la gratitude pour les moments de partage. « Amours et révoltes : le livre », est un pamphlet positif en dépit de l’apparence des circonstances. C’est la raison pour laquelle, Nous, Les Éditions de la Trémie, défendrons ce bel objet. Comme Vous, nous sommes fans inconditionnels des créations du duo, et nous nous devons de continuer à faire vivre toutes leurs œuvres.

Vous pouvez trouver le livre en ligne sur https://fr.shopping.rakuten.com/offer?action=desc&aid=8944030033&productid=7204263806

A Bruxelles, vous pouvez vous le procurer chez le Disquaire « Veals and Geeks », rue des grands carmes 8a, ainsi qu’à la boutique « Presents », rue du marché aux herbes 46.

Nous serons présents pour vous rencontrer lors du concert d’Adieu. D’autres évènements nous réuniront, et nous communiquerons à ce sujet en temps opportuns.

Nous nous battrons toujours pour que ce livre rencontre le public, et nous ferons en sorte de pouvoir le présenter par l’intermédiaire de nouveaux distributeurs.

Longue vie au roi.

Rencontre avec Vincent, candidat à l’élection de Mr Bear Belgium 2022

J’ai décidé, cette saison, de donner la parole à différentes personnalités, qu’elles soient Artistes ou passionnées, et ayant un lien avec la culture, le monde du livre, la communauté LGBTQI+, la musique et toutes les formes de scène. Cette semaine, j’ai choisi d’inviter Vincent, candidat à l’élection de Mr Bear Belgium 2022, qui se déroulera au théâtre du Vaudeville à Bruxelles

Bonjour Vincent, tu es candidat à l’élection de Mr Bear Belgium, peux-tu nous en dire plus sur toi ? Ton âge, tes loisirs, où tu vies, d’où tu viens ?

Bonjour Frédéric, j’ai 38 ans, j’habite à Bruxelles depuis 3 ans avec mon homme, Rémy, avec qui je suis en couple depuis 7 ans. Nous avons quitté la France où nous nous sommes rencontrés, Rémy avait trouvé un boulot ici et moi j’ai suivi. Nous n’envisageons plus de repartir, nous avons eu le coup de foudre pour cet endroit. Il y a en Belgique une douceur de vivre que nous apprécions tout particulièrement. Boire une bière en terrasse, flâner dans une brocante, ou juste passer du temps avec quelques amis au parc, les journées sont simples et bien remplies.

Pourquoi te présenter à l’élection de Mr Bear Belgium ?

C’est la première année ou je me sens bien dans mes rondeurs et dans mon corps, je me suis dit « allez, engage-toi pour ta communauté ». C’est comme une grande famille ici, alors quand on s’en sent capable, c’est important de rendre un peu de ce que nous a donné.

Que penses-tu apporter par ta participation ?

Des câlins 😉 plus sérieusement, je crois que des choses sont bonnes à prendre un peu partout autour de nous que ce soit dans les nouvelles hétérosexualités ou dans les combats féministes ou communautaires. Je me présente pour apporter de la porosité à notre famille, tisser des liens avec d’autres groupes, d’autres horizons. Je compte sur ma diplomatie pour porter le débat.

Que représente cette élection pour toi ?

Les ours se cherchent chaque année une mascotte, un porte-drapeau, j’envisage ce rôle comme la possibilité d’aider d’autres personnes à se sentir mieux. Que ce soit en prenant part à des combats associatifs ou simplement avec un peu de tendresse gratuite.

Quelles sont les valeurs que tu souhaites défendre si tu es élu Mr Bear Belgium ?

Je crois que nous tous, avons cruellement besoin de petits bonheurs, de bienveillance et de considération. Ce qui caractérise le plus les ours belges, c’est leur ouverture d’esprit.

Que représente pour toi le « body positive » ?

C’est le fait de ne pas utiliser l’apparence physique comme source de discrimination. Personne n’est parfait, et il y a du charme et de la beauté dans toutes les morphologies.

Tu vis à Bruxelles, quels sont tes endroits préférés dans la communauté LGBTQI+ ?

Je suis souvent au baroque et au station mais je ne demande qu’à découvrir d’autres horizons, ces endroits sont synonymes de rencontres et de nouveaux points de vue.

Tu es aussi photographe, quels sont les clichés que tu aimes prendre ?

J’explore les rapports d’échelles qui peuvent exister entre la nature, la ville et l’humain. Je regarde les excès de notre société boulimique et tâche de mettre en valeur les vertiges que celle-ci produit.

Jouons maintenant au jeu du portrait chinois. Les réponses doivent être spontanées.

Si tu étais un animal, tu serais un ourson
Si tu étais un véhicule : Un camping car
Si tu étais un personnage de fiction : Chewbacca
Si tu étais un mot : une interjection
Si tu étais un film : 8 Femmes
Si tu étais une célébrité : Anne Gruwez
Si tu étais un dessin animé : Le château dans le ciel
Si tu étais un super pouvoir : se transformer en l’animal de mon choix
Si tu étais une créature légendaire / imaginaire : une licorne
Si tu étais une chanson : comme un homme de Mulan
Si tu étais un instrument de musique : Guimbarde
Si tu étais un art : la photographieSi tu étais un plat : une raclette
Si tu étais une friandise : une bêtise de Cambrai
Si tu étais une boisson : une Delta , Si tu étais un chiffre ou un nombre : Phi, le nombre d’or
Si tu étais un bruit : un ronflement
Si tu étais une devise : si la tête passe, tout passe
Si tu étais une mauvaise habitude : la cigarette 
Si tu étais une qualité La diplomatie
Si tu étais une émotion : un coup de foudre
Si tu étais un plaisir : la bouffe

Suivre Vincent sur Facebook : https://www.facebook.com/Vincent-Candidat-Mister-Bear-Belgium-2022-180347157420597

Tout savoir sur l’élection de Mr Bear Belgium :

La candidate !

Lady PatoutaFée est de retour sur la toile, et, très prochainement à Bruxelles ! En effet, elle a annoncé sa candidature, non pas à l’érection présidentielle, ni à l’élection pestilentielle, mais au titre tant convoité de Miss Bear Belgium !

Cette élection aura lieu au Baroque, rue du marché au Charbon 44, le dimanche 3 octobre à 19h. Cette année, le thème est « Moule en rouge », une ode à la Belle époque. L’évènement se promet d’être drôle et décalé. Venez nombreuses et nombreux soutenir le concours le plus prisé de Belgique !

https://www.facebook.com/events/135703978767868?ref=newsfeed

« Amours et Révoltes : le livre » – Le mot de l’Ami (et Éditeur)

Seul, on va vite – Ensemble, on va plus loin. C’est dans cet état d’esprit que j’ai voulu créer les Éditions de la Trémie. Mes amis Grib Borremans et Laetitia Fistarol, du groupe King’s Queer, ont décidé de me suivre dans cette folle aventure, cela me rend très fier. Avec eux, je partage une certaine vision : la nécessité de travailler collectivement. Ces rencontres nous enrichissent à tous points de vue. Nos destins sont interconnectés. « Amours et Révoltes : le livre » en est un bel exemple.

Ma rencontre avec King’s Queer remonte à 2008. A l’époque, nous cherchions à capter l’attention des followers sur nos créations via Myspace. Ce site, totalement tombé dans l’oubli ou presque, nous imposait de visiter chaque page (et de voir, d’entendre ce que d’autres avaient à partager), avant de pouvoir diffuser nos informations et nos actualités. On ouvrait nos oreilles et on écoutait, il y a eu de très belles surprises comme les morceaux d’Apoplexie, Anne Horel ou Queen Mimosa, mais c’est surtout avec King’s Queer qu’un bout de chemin s’est écrit. Sur la toile, comme dans la réalité, King’s Queer te donne une tape sur l’épaule, te demande comment ça va et fait preuve d’une curiosité sincère dans le domaine de la création. On a vécu de très chouettes moments ensemble comme la projection de mes documentaires sur les revendications des sexworkers dans un lieu alternatif et anarchiste, ou partager de nombreuses scènes avec « Mauvais-Genre », et des nuits entières à refaire le monde. Songer à tout cela me replonge dans l’effervescence de la fin des années 2000. « Mauvais-Genre » a cessé de se produire sur scène, Mais Grib et Laet, au volant de la King’s Queer mobile, ont continué à aller à la rencontre d’un public de plus en plus large. Je n’en dévoilerai pas plus sur le côté anecdotique, cependant, je peux affirmer que ces souvenirs sont inoubliables. Je les conserve en ma mémoire avec tendresse et douceur.

« Amours et Révolte : le livre » est le témoignage sincère de leur histoire d’amour, et de toutes les jolies rencontres vécues avec le public. A l’impossible, nul n’est tenu, et pourtant, ce duo a su pendant 13 ans, déplacer des montagnes avec souvent pour seules forces leur désir de partager, de rencontrer, d’échanger. Des premières relectures à l’objet final, j’ai repris la route avec eux. Dans un style qui leur est propre, on s’assoit, on se pose, on quitte notre salon. « On the road again ». On écoute leur musique, on redécouvre leurs paroles, on évolue comme ils l’ont fait. On ne lit pas un bouquin, on assiste à un show dont ils ont le secret. On entend la voix de Laët, on imagine Grib s’activer dans tous les sens. Quand ça se termine, on en veut encore… Ils avaient carte blanche pour rédiger cette autobiographie ; le résultat dépasse mes espérances et c’est une grande fierté pour moi de produire cet ouvrage en étroite collaboration avec mes Ami.e.s.

King’s Queer, est un tourbillon de rencontres, d’idées, de mouvements. De la scène Queer à l’univers post punk, en passant par les arts contemporains et la radio, on vibre avec eux, de l’hexagone à l’autre bout du monde. L’oreille est attentive aux morceaux choisis. On se délecte de l’étendue de leur culture musicale. En se laissant guider, on boit les paroles des textes de grands artistes, et si l’on pousse un peu plus loin nos recherches, on est admiratif. La photo de couverture est l’œuvre de Pierre Terrasson, Photographe iconoclaste de la scène rock nationale et internationale des années 80, ses collaborations vont de Lou Reed à Gainsbourg en passant par Nina Hagen ou Jean Louis Aubert. La préface est signée du Musicien, Compositeur et Producteur Alice Botté. Il a entre autres joué aux côtés de CharlÉlie Couture, Jacques Higelin ou Hubert Félix Thiéfhaine. Chaque chapitre est introduit par une personne amie du groupe. Parmi elles, on retrouve le Marsu, Manager des Bérruriers noirs, le journaliste et musicien incontournable de la scène rock Pierre Mikaïloff et de nombreuses personnes issues de l’art contemporain. King’s Queer, tout en restant simple et authentique, a su créer des ponts entre les mondes, et si parfois, l’idée pouvait partir d’une simple étincelle, le résultat a souvent embrassé les comètes pour le plaisir de tous.

Que dire de plus sur ce livre sans en dévoiler le contenu ? Le mieux est encore de vous inviter à le lire. Je suis fier de les avoir pour ami.e.s et de prolonger notre histoire commune. Les écouter, les lire, ou les rencontrer, revient à les adopter. Si vous ne les connaissez pas, ce sera une belle découverte, et si vous les aimez déjà, ce sentiment s’amplifiera.

Voici la couverture de ce bel ouvrage :

Vous pouvez vous procurer ce livre sur Rakuten.fr :

https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/7204263806/amours-et-revoltes-le-livre-format-broche.html

Vous pouvez aussi vous le procurer chez le disquaire : »Veals and Geeks », rue des grands carmes 8a, 1000 Bruxelles.

L’explosion des secrets – Quelques extraits

Ce vendredi 17 septembre, sortira mon second roman « L’explosion des secrets » aux Editions de la Trémie. Ce livre relate les aventures d’Arnaud et de sa bande d’amis. Arnaud était déjà le personnage central dans l’instant X (précédemment publié sous le titre « Insère-toi »). J’ai aimé le faire vieillir et lui donner une nouvelle forme de maturité. J’espère que ce livre vous plaira autant que j’ai ressenti du plaisir à l’écrire. Je le dédie à ma meilleure Amie. Je ne me suis jamais remis de sa disparition. Je lui rends hommage à travers ces 210 pages. Si vous passez par Bruxelles ce samedi, je pourrai vous le dédicacer. Vous me retrouverez au stand du restaurant Mam Mam, rue du marché au charbon 72, dans le cadre des Jacqueries. Je partagerai la table avec Mickaël Burdin et d’autres auteurs des éditions Lamiroy, dont Stéphane Maton Vann, en lice pour le prix du roman gay 2021, et qui m’a beaucoup aidé lors des corrections de cet ouvrage.

« Une fois qu’elle eût effectué les démarches pour faire changer sa carte Sim et modifier son adresse chez son opérateur téléphonique, Karine eut besoin de temps pour se poser. Si, certes, elle ne se sentait pas prête à répondre aux insultes de François et Marie-Madeleine, elle se devait au moins de rassurer ses parents. Pour l’heure, elle souhaitait marcher pour se préparer à affronter sa mère. Nul doute que son père serait son allié, mais sa mère saurait-elle garder son secret ? Avec les années, la veille femme s’était montrée davantage conservatrice, comme si elle n’avait jamais jeté son soutien-gorge dans les manifestations féministes des années soixante-dix. Karine se demanda comment au fil du temps, cette hippie était devenue une harpie. « 

 » Karine accompagna Sirius dans la chambre. Les deux hommes se dévisagèrent, surpris. « Tu as vu cette tâche de naissance sur le haut de la cuisse du gamin ? » demanda Vincent. Franck hocha la tête. Un secret avait été bien gardé. Sans se concerter, ils enfilèrent leurs manteaux. Attablés au bistrot du coin, Vincent et Franck n’en revenaient toujours pas. Etaient-ils certains de ce qu’ils avaient vu ? Était-ce une découverte ? Une hallucination ? Tous les scénarii possibles défilaient dans leur tête et étaient débattus. Vincent se montrait sceptique quant au retour de Karine dans la vie d’Arnaud. Qui était-elle ? Pourquoi revenait-elle maintenant et, attendait-elle quelque chose de précis? Franck n’avait aucune réponse à lui apporter. Il ne l’avait fréquentée que quelques semaines au début des années deux mille et ne l’avait jamais revue. « 

« Au moment où il s’apprêtait à rejoindre Ahmed, le directeur artistique du club dans les loges, il tomba nez à nez avec Brigitte Ragot. Elle l’insupportait au plus haut point depuis qu’elle était engagée comme porte-parole de la « Manif pour Tous« . Intérieurement, il pestait et ne comprenait pas pourquoi les videurs l’avaient laissée entrer. Elle avait fait tant de mal aux LGBT en endossant ce rôle contre une communauté qui l’avait élevée, dans les années quatre-vingt-dix, au rang de star du petit écran. Elle se leva pour saluer Franck. Il la toisa du regard. Il était urgent de la faire sortir. Nul ne voulait d’elle et, tous les clubbeurs dansant à proximité de sa table semblaient mal à l’aise par sa présence. Franck n’eut pas besoin d’aller jusqu’aux coulisses. Ahmed fit son apparition. Le dealeur la désigna du doigt. Ahmed l’emmena dans les loges. Franck ne perdait pas une miette de la situation. L’ex-égérie des homos voulut embrasser l’organisateur de l’évènement mais au moment où elle lui tendit la joue, un des acteurs porno du show lui jeta le contenu de son verre de gin tonic en pleine figure. « 

« Arnaud songeait à l’amour. Il l’avait toujours recherché, maintenant qu’il l’avait enfin trouvé, il se demandait comment faire le pont entre son enfance et sa vie d’adulte, comment l’expliquer avec le plus de sincérité possible sans effrayer Vincent. Il s’était battu à sa manière pour se construire, se forger une identité forte loin de la Haute-Marne et de la Haute Saône, et des préjugés de ses proches. Jusqu’à ce vendredi, seuls Franck et Karine connaissaient la vérité au sujet de son ascension sociale. Élise avait vraiment choisi le pire moment pour débarquer. Comment se dépêtrer de cet engrenage ? D’une part, il ne souhaitait pas voir sa vie sentimentale s’effondrer, et d’autre part il ne se sentait pas de renvoyer sa frangine à sa matriarche alcoolique et à son père absent. Que faire? « 

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