Rencontre avec Mickaël Burdin

J’ai décidé, cette saison, de donner la parole à différentes personnalités, qu’elles soient Artistes ou passionnées, et ayant un lien avec la culture, le monde du livre, la communauté LGBTIQ+, la musique et toutes les formes de scène. Cette semaine, j’ai choisi Mickaël Burdin, Auteur du livre « 69 chroniques sexo » aux éditions de la trémie.

Bonjour Mickaël, tu publies ton premier livre « 69 chroniques sexo » aux éditions de la trémie. Qu’est-ce qui t’as poussé à écrire sur ce thème ?

Bonjour Frédéric. Pour moi, la sexualité est un thème universel. Cela parle à tout le monde : qu’on soit abstinent ou pratiquant régulier, on a tous une idée sur le sujet. Néanmoins, il reste beaucoup de tabous et de non-dits autour de la sexualité. Dans cet ouvrage j’ai voulu aborder la plupart des pratiques, sans jugement, avec bienveillance, en tentant de faire passer le message qu’il ne faut pas avoir honte de ses fantasmes et de ses kiffes. La sexualité est une pulsion de vie. Elle reste personnelle et propre à chacun. Elle peut également évoluer au cours d’une vie, il ne faut pas s’enfermer dans des cases hétéro, homo, bi, pan,… L’essentiel est de prendre et de donner du plaisir, tout ça dans le respect et des attentes de chacun, en prenant les précautions nécessaires pour ne pas contracter d’IST. Faire attention à sa santé reste un point important.

Que penses-tu apporter à tes futurs lecteurs ?

J’espère tout d’abord les décomplexer s’ils pensent avoir des kiffes « étranges ». Rien n’est mal tant que cela a lieu entre adultes consentants et dans le respect. De plus, je souhaite leur donner des conseils pouvant les aider à évoluer dans leurs pratiques. Leur permettre aussi de découvrir, et pourquoi pas de tenter, de nouvelles expériences. J’essaye d’être clair, précis et accessible. 

Écris-tu sur d’autres sujets ?

Il s’agit de mon premier livre. Néanmoins, effectivement, j’écris sur d’autres sujets tels que l’homosexualité, les familles toxiques ou bien encore sur la manière d’être enfin soi malgré les pressions familiales et sociétales

Tu chantes aussi. Qui écrit tes paroles ? Comment t’organises-tu ? Quels thèmes aimes-tu mettre en avant ?

J’écris les textes de mes chansons. Je travaille avec des compositeurs pour la mise en musique. Mes textes abordent des sujets profonds, rythmés par des musiques électro pop. J’évite ainsi de tomber dans le pathos. J’évoque des thèmes personnels ou plus généraux, tels que par exemple le fait de s’épanouir en tant que gay, l’amour, le sexe, le plaisir. 

Que représente pour toi la scène ?

Je me suis produit plusieurs fois sur scène. C’est une merveilleuse rencontre avec le public. J’essaye d’être toujours disponible et de prendre du temps pour ceux qui sont venus me voir. J’aime leur retour direct et apprendre à connaître ceux et celles qui aiment mes chansons.

Tu as dessiné la couverture de ton livre. Que représente pour toi le dessin ? As-tu envie de continuer dans ce sens ? Quelles sont tes techniques ? Que veux-tu exprimer à travers cet art ?

La couverture du livre est une de mes peintures. J’aime toutes les formes d’Art. La peinture et le dessin sont d’autres moyens d’expression, qui viennent compléter l’écriture et la musique. Un dessin en dit souvent plus long qu’un grand discours. Je pense poursuivre la peinture, sans pour autant que ce soit mon activité principale. 

Je dessine et peins à l’instinct. Je n’aime pas m’enfermer dans des techniques trop académiques, qui à mon sens, sont un frein à la spontanéité et à l’imagination. Je laisse bien souvent mon poignet guider mon pinceau. Je peux aussi avoir des « flashs » : j’ai une image en tête et je ressens un grand besoin, presque insurmontable, de mettre sur papier cette image mentale.

Dans « 69 Chroniques sexo », tu livres de nombreux conseils sur la sexualité entre hommes. Dans ce domaine, comment te définis-tu  ?

Je revendique d’être gay à 100%, même si j’avoue ne pas être insensible aux charmes de certaines femmes, mais cela dépasse rarement le stade du baiser. Je ne m’interdis pas d’aimer et d’être attiré par une personne, simplement en raison de son sexe. Néanmoins, mon attirance intime se tourne vers les hommes. La plupart du temps, âgés entre la trentaine et la cinquantaine, et plutôt « virils » (même si ce concept est très subjectif). Mais je refuse de m’enfermer dans des cases. Je ne rejette pas l’éventualité de tomber amoureux d’un homme aux antipodes de mes « critères » actuels. Je laisse la vie me guider.

Pour ce qui est de mon expérience personnelle, elle m’est propre. Dans le livre, je traite de plusieurs pratiques mais jamais je ne mentionne si je les ai expérimentées ou non. Pour moi, ça n’aurait pas grand intérêt. J’écris sur LA sexualité, pas sur MA sexualité.

Actuellement, tu es célibataire ? En couple ? Quelles sont tes attentes dans la vie à deux ?

Actuellement, je suis célibataire. Depuis quelques années, je ne sais plus vraiment si je recherche vraiment la vie de couple. La vie de célibataire semble davantage me convenir et me laisser du temps pour me consacrer à mes passions. Cependant, si j’ai le coup de cœur pour un homme, je ne fermerais pas la porte à une vie à deux. J’attends de l’autre une complicité et un soutien mutuel. Il faut qu’il ait ce petit truc en plus, qui se ressent, et qui ne peut s’exprimer par des mots.

Tu seras en signature à Bruxelles le samedi 18 septembre lors de la 3ème journée des Jacqueries. Connais-tu cette ville ?

Je connais peu Bruxelles. Je n’y suis encore jamais allé. J’ai visité Bruges il y a quelques années. J’ai hâte de m’y rendre et de rencontrer les futurs lecteurs de mon ouvrage. J’aime beaucoup la Belgique, sa culture, ses valeurs.

Si l’amour se présentait à toi lors de cette séance de signature, comment réagirais-tu ?

Ça ressemblerait beaucoup à un conte de fée, mais pourquoi pas. Je laisserais les choses se faire, sans me mettre de barrière. Je prendrais cela comme un signe. Je saisirais l’instant.

Quels sont tes autres projets ?

Depuis peu, je pose pour des photographes pour des nus artistiques. Je trouve que cela est complémentaires à mes autres activités. J’ai envie d’être authentique, de faire tomber les tabous. Le corps humain n’est pas quelque chose d’honteux, ni de sale. J’aimerais d’ailleurs pousser plus loin dans le domaine de la photo et que cela devienne une activité artistique régulière. Plus jeune, j’ai été modèle photo et mannequin pour une agence lyonnaise ; mais à l’époque je n’étais pas prêt à m’investir totalement dans cette passion (déménagement, mise entre parenthèses de mes études, regards des autres sur mon activité). Aujourd’hui, j’ai mûri et je suis prêt à donner le meilleur de moi-même.

Quelles sont tes influences artistiques ou tes artistes de référence ?

J’aime beaucoup les artistes qui osent, au risque de provoquer. Même s’ils sont incompris, ils continuent à se battre pour ce en quoi ils croient. 

Je suis un grand fan de Brigitte Lahaie. Je n’ai jamais vu aucun de ses films, mais j’adore la manière dont elle parle de sexualité, notamment dans ses chroniques dans l’émission de Sud Radio. Elle est claire, précise, compréhensible par le plus grand nombre, pas vulgarité, et sans jugement. Je pense m’être beaucoup inspiré d’elle pour le style de mes chroniques.

Côté musique, j’aime beaucoup Jil Caplan, Mylène Farmer, RoBERT, Afida Turner, le groupe « Tout de Suite »,… des artistes qui ont un vrai univers et qui ne cherchent pas à tout prix à être à la mode.

Le livre est disponible ici :

L’instant X – Quelques extraits

L’instant X est le premier des deux romans que je publie en cette rentrée. Il sera disponible sur rakuten.fr à compter de vendredi. Pour celles et ceux qui seront de passage à Bruxelles samedi, je serai en dédicace au restaurant Mam Mam de 15 heures à 17 heures dans le cadre des Jacqueries.

Voici donc quelques extraits :

« Il retourna au bar où Moussa devait en théorie le retrouver, mais il y arriva avec 45 minutes de retard. Il décida d’attendre tout de même, son grand ami d’une nuit ne revint pas. Cette fois-ci, il n’aurait plus d’abri pour dormir. Arnaud s’en voulait. Il lui fallait se débrouiller autrement en urgence. Peu à peu, la fatigue le gagnait. Il but plusieurs cafés l’un derrière l’autre pour retrouver un peu de tonicité. Deux romanichelles aux prétendus dons de voyance vinrent l’accoster. Elles lui lurent les lignes de la main et lui prédirent un grand malheur. S’il voulait s’en sortir, il devait leur donner 100 euros ! Arnaud haussa les épaules. Un malheur de plus ou de moins dans sa vie ne changerait pas grand-chose. »

« La voracité de son hôte avait raccourci la nuit de sommeil d’Arnaud, toutefois, il repartit propre, ses vêtements lavés et séchés, le sac à dos pleins de gâteaux et un autre billet de 50 euros en poche. Une nouvelle journée commençait, il lui fallait trouver un autre endroit pour dormir le soir, car ce qu’il avait vu en banlieue ne correspondait pas à ses attentes. Il ne se s’imaginait pas squatter une cité HLM miteuse dont la réputation malsaine datait des chansons de Renaud. Même pauvre, le jeune homme aspirait avec illusions au chic et au glamour parisiens. »

« Ils burent deux bières au Quetzal, mais Loïc s’ennuyait. Le bar avait beau être bondé, il ne s’y passait pas grand-chose. Il prit Arnaud par le bras et l’emmena au Dépôt. Arnaud ne connaissait rien à ce genre d’endroit. Il découvrit d’abord la piste de danse, bondée au rez-de- chaussée. Les garçons dansaient en se trémoussant, semblant avoir le feu aux fesses. Ils traversèrent la foule pour se rendre au bar. Loïc commanda deux pintes et une autre chose dont Arnaud ne connaissait pas le nom. Arnaud hallucina face à la quantité de bière qu’on lui servait et craignait de perdre le contrôle. « T’inquiète pas bonhomme. » Ils trinquèrent, puis Loïc déchiqueta l’emballage d’un flacon de Poppers avant de le sniffer. Il le tendit à Arnaud. Pour ne pas passer pour une nouille, il imita Loïc. Il ressentit un léger vertige, une sensation d’euphorie et de chaleur le gagner. L’effet disparut après quelques secondes. Arnaud avait aimé cette montée d’adrénaline. Il était de plus en plus enjoué. Une fois leurs verres descendus et plusieurs inhalations montées, Arnaud se sentait chaud. Loïc le remarqua à son regard et à son corps commençant à se frétiller au son de la house. Il le conduisit dans l’antre du club. Au sous-sol, l’ambiance avait changé. Tout était plus sexuel. Loïc jouait le guide dans le labyrinthe. Autour d’eux, les garçons allaient et venaient. Certains étaient assis dans la pénombre en regardant des films pornos sur les écrans face à eux, d’autres, le jean sur les chevilles, attendaient qu’une âme charitable ne vienne se dévouer pour leur dégorger le poireau. Ils firent plusieurs fois le tour des couloirs avant de s’asseoir au bar du dancefloor du sous-sol. Arnaud était partagé entre l’excitation des corps de mâles en rut, et la peur d’un univers qu’il découvrait pour la première fois. Loïc ressentit son état, commanda deux shots de vodka. Ils les burent cul-sec, puis Loïc offrit son flacon de Poppers à Arnaud. « Réveille la salope qui est en toi. » En d’autres lieux, à d’autres époques, Arnaud serait parti en courant. Il avait bien changé. Le moment était venu d’en profiter. Loïc venait de lui lancer un défi. Jusqu’à la fermeture du club, ils seraient rivaux. Il n’y avait rien à gagner au sens propre du terme excepté le titre de « chaudasse » de la nuit. Arnaud songea à nouveau à la réputation que son ex lui avait collée au moment de leur séparation, à Ricardo, à ses amours impossibles. Il sourit et inhala pour la énième fois le flacon magique. « À la guerre comme à la guerre ! »

Vous pouvez le commander par ici :

J-8 du lancement de ma première collection !

Les jours passent, les journées de travail sont chargées, et pourtant, je suis assez fier. Jusque là, je remercie Mickaël Burdin et King’s Queer, d’avoir été assez fous de me faire confiance, et de me suivre dans cette aventure qu’est la création de ma société : Les éditions de la trémie.

Dans pile huit jours, la première collection sera disponible en ligne, via le site rakuten.fr.

Je vous invite d’ores et déjà à consulter ci-dessous cette première collection, avec les couvertures définitives des ouvrages.

King’s Queer / Amours et Révoltes : le livre

A propos des Auteurs :

Des caves de squats aux musées d’art contemporain, King’s Queer a toujours réussi à se réinventer afin de créer des passerelles entre les mondes, entre les personnes du public, entre les pays traversés, de Tahiti au Japon en passant par la Grèce ou le Canada. Treize années d’existence remplies d’art, de rencontres, de créativité, de situations rocambolesques et de musique bien sûr. Ce sont ces treize années à mille à l’heure qui vous seront racontées dans ce livre. Prenez-votre souffle avant de démarrer !

Auteurs : Grib Borremans et Laëtita Fistarol
Format Broché A5
Pages : 140
Prix de vente : 16 euros ISBN : 978-2-493402-03-5

Résumé :

Des caves de squats aux musées d’art contemporain, King’s Queer a toujours réussi à se réinventer afin de créer des passerelles entre les mondes, entre les personnes du public, entre les pays traversés, de Tahiti au Japon en passant par la Grèce ou le Canada. Treize années d’existence remplies d’art, de rencontres, de créativité, de situations rocambolesques et de musique bien sûr. Ce sont ces treize années à mille à l’heure qui vous seront racontées dans ce livre. Prenez-votre souffle avant de démarrer !

Copyright image couverture : Pierre Terrasson.

Mickaël Burdin / 69 Chroniques Sexo

A propos de l’Auteur :

Mickaël Burdin a d’abord été modèle photos, puis chanteur. Il a toujours eu un attrait particulier pour tout ce qui concerne le domaine des arts tels que le dessin ou la mise en scène de spectacles amateurs. Depuis son adolescence il s’est découvert une passion pour l’écriture. Il a commencé par rédiger des poèmes. En 2011, il s’est lancé dans l’écriture de textes de chansons qu’il interprètera par la suite sur scène lors de concerts intimistes. Les thèmes abordés sont essentiellement la nécessité d’être soi, les relations sentimentales et les plaisirs intimes. Des clips viendront par la suite illustrer ses titres. S’inscrivant dans un groupe gay sur les réseaux sociaux, il lui viendra très vite l’idée de rédiger ses premières chroniques sexo qui ne laisseront pas indifférent ses lecteurs. Pour lui, écrire est libérateur. Presque un acte militant, un exutoire : « L’écriture, c’est le cœur qui éclate en silence » (Christian Bobin – Artiste, écrivain).

Auteur : Mickaël Burdin
Format Broché A5
Pages : 160
Prix de vente : 17 euros ISBN : 978-2-493402-02-8

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe gay sans jamais avoir osé le demander ? Retrouvez au travers de ces 69 chroniques sexo, toutes les pratiques intimes entre hommes. De la fellation à la sodomie, en passant par la faciale et l’anulingus, tout vous sera expliqué. Si vous êtes débutant, cet ouvrage vous donnera les bases pour vivre une sexualité épanouie. Si vous êtes plus habitué, vous trouverez des conseils pour vous perfectionner dans votre art. Ces chroniques sont à mettre entre toutes les mains. Le discours y est clair, accessible, concret et sans détour. Les choses sont exprimées simplement. De nombreuses astuces vous permettront de vous faire plaisir sans prendre de risque. Alors, n’hésitez pas, ce livre est fait pour vous !

Et enfin, mes propres romans

L’instant X

Auteur : Frédéric Adam-Foucault
Format Broché A5
Pages : 204
Prix de vente : 20 euros 978-2-493402-00-4

Tout plaquer, s’affranchir, s’assumer tel qu’il est sans plus jamais avoir peur du regard des autres… Voilà ce à quoi aspire Arnaud, jeune provincial naïf, rêveur et paumé dans l’existence. L’instant X est le déclic qu’il attendait depuis un moment : avoir le courage de fuir la Haute-Saône et tout ce qu’il connait, avec l’espoir d’une vie meilleure à Paris. Il espère reprendre ses études et pourquoi pas, rencontrer l’homme de sa vie. Cependant, personne ne l’attend nulle part, et la poignée d’euros qu’il embarque disparaitra rapidement. Il devra, au gré des rues et des rencontres, affronter de nombreuses péripéties et se forger une carapace pour survivre. Parviendra-t-il à se réaliser ? Vous le découvrirez à travers ce roman noir et réaliste ; une immersion dans les méandres de la précarité.

L’explosion des secrets

Auteur : Frédéric Adam-Foucault
Format Broché A5
Pages : 210
Prix de vente : 20 euros ISBN : 978-2-493402-01-1

A 35ans, Arnaud mène de front une belle carrière dans la publicité.  Il est sur le point d’obtenir le poste de sa vie. Il est très amoureux de Vincent, un chirurgien esthétique avec qui il vit depuis peu. Il a gravi l’échelle sociale et tout semble lui réussir. Or, lorsque Karine, sa meilleure amie, décide de quitter son mari violent en emmenant avec elle son fils unique Sirius, certains secrets inavouables remonteront à la surface, et tout l’entourage s’en mêlera. Les choses empireront lorsqu’Élise, la sœur cadette d’Arnaud décide de se réfugier chez le jeune cadre. Dès lors, certaines révélations mettront en péril l’équilibre que le business man s’est construit. Une fable sombre et moderne, qui redéfinit les relations familiales et amicales, ainsi que l’univers des petites manigances et grandes cachotteries.

La boutique en ligne est désormai ouverte :

https://fr.shopping.rakuten.com/boutique/EdLaTREMIE

Rencontre avec Britney Glam Queen

J’ai décidé, cette saison, de donner la parole à différentes personnalités, qu’elles soient Artistes ou passionnées, et ayant un lien avec la culture, le monde du livre, la communauté LGBTIQ+, la musique et toutes les formes de scène. Cette semaine, j’ai choisi d’inviter Britney Glam, Artiste transformiste bien connue dans le Nord et le Pas de Calais.

Bonjour Britney, tu te produis salle Henri Martel à Sin Le Noble ce samedi 25 septembre, pour la cinquième édition du Célébrity Show, que peux-tu nous dire sur ce spectacle ?

Heyllo✌, tout d’abord je voulais te remercier d’avoir pensé à moi pour cette mise en lumière dont je suis honorée, effectivement mon prochain « SHOW » aura lieu ce 25 septembre à Sin-Le-Noble pour la 5ème année consécutive. C’est un « SHOW XXL » composé d’artistes transformistes et de danseuses (qui cette année sont au nombre de 18) de décors, plumes, strass, paillettes et mises en scène pour le bonheur des plus petits comme des plus grands.

Il s’agira de la cinquième édition, c’est un anniversaire ? Comment le spectacle a-t-il évolué au fil des saisons ?

Oui nous fêtons cette année l’anniversaire de la troupe, les revues se sont succédé et voici donc déjà cette année notre 5ème anniversaire.

De revue en revue, j’ai toujours cherché à faire en sorte de « monter d’un cran » que ce soit niveau mise en scène, costumes ou autre, j’ai une obsession du « toujours faire plus » et puis il ne faut pas lasser le public !

Tu démocratises le cabaret là où on aurait tendance à moins l’attendre dans une très grande salle à l’ambiance familiale, comment définies tu ta relation avec le public ?

J’ai toujours été très fan de la démesure, voir tout en GRAND, les gens qui viennent nous voir doivent repartir satisfaits, que ce soit au niveau du spectacle comme du rapport qualité prix. Depuis 5 ans nous faisons salle comble et c’est le plus beau des retours que le public peut nous faire. Nous avons un noyau très fidèle qui nous suit d’années en années et je ne les remercierais jamais assez.

Pour préparer ce show, combien de temps te faut-il ?

En général, hormis la conjoncture actuelle à cause de cette épidémie, il me faut 9 mois pour créer la nouvelle revue, je dis toujours que c’est mon petit bébé ! ça commence à devenir une famille nombreuse !

Je m’entraine chaque  dimanche matin pendant 4h. Durant ce temps, je crée ou reproduis selon le numéro, les chorégraphies,  les scénographies, mouvements…

Il s’agit d’un report de date, comment as-tu vécu les confinements et restrictions ? Cela a-t-il eu un impact sur la préparation et la production du show ?

Oui il s’agit du 2eme report de date et merci la Covid ! (ironique). Les confinements et les restrictions ne nous ont pas arrêté, on a continué les entraînements et l’apprentissage en visio ou en vidéos interposées. Certes c’était un peu plus compliqué mais quand on veut on peut : telle est ma devise !

Tu inclues des danseuses locales dans ton spectacle. Quels sont tes critères de recherche ?

Tout à fait ! Mes filles viennent essentiellement des alentours, de la région. J’ai des filles de « passage » qui ne font qu’une année, certaines ont arrêté un an pendant leur grossesse puis reviennent l’année suivante, le casting est toujours plein. Je n’ai AUCUN critères de recherche concernant mes danseuses hormis le fait d’être un temps soit peu féminine. Dans la troupe, il y a des filles avec des rondeurs qui ne sont absolument pas complexées et c’est ce que mon public aime chez moi : je ne fais pas de différence je n’ai pas de stéréotypes prédéfinis de la danseuse de cabaret.

Combien de numéros ou de personnages vas-tu présenter lors de cette édition ?

La revue de cette année intitulé : « HEROES » comporte 26 tableaux différents.

Quels sont tes personnages de prédilection ?

Mylène Farmer est un personnage central dans mes revues, d’où le fait que j’aime cette démesure qu’elle propose dans ses concerts. Dalida est également un personnage récurrent parmi tant d’autres.

Cette année, tu invites une autre transformiste : Barbara ? Est-ce une nouveauté dans ton show ?

Oui c’est la 1ère année où j’invite un autre artiste transformiste à partager la scène à mes côtés. J’avoue qu’auparavant je n’ai jamais voulu, mais seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ! Il était déjà prédéfini que si un jour, un autre artiste partageais cette scène avec moi, ce ne pourrait être que  Barbara, ma Best Coéquipière avec laquelle j’ai partagé beaucoup de scènes depuis quasiment 10ans.

Quels conseils donnerais-tu à une baby drag ?

Un seul et unique  : La PERSÉVÉRANCE !

Tu participes aussi à de très nombreuses prides, quelle importance ont les marches des fiertés pour toi ?

Depuis 2010 je participe à de nombreuses PRIDES, je marcherai pour la quatrième fois cette année à Douai, dont ce sera la première édition le samedi 18 septembre. J’ai participé aux manifestations à Arras, Amiens et Paris. Cette marche à toujours eu beaucoup d’importance pour moi tant pour le combat qu’il faut encore mener que pour la visibilité de « l’autre ». Nous devrions tous être égaux, mais malheureusement il faut encore mener des combats pour pouvoir y parvenir un jour.

En dehors de ton spectacle, où peut-on rencontrer ton personnage ?

En dehors de mon show, mon personnage est actuellement au poste de « barmaid » au TransfertClub à sains lez marquions tous les samedis depuis le 9 juin, date de réouverture des discothèques. D’autres projets sont en cours mais chuttt gardons un peu de mystère ! Hihihi

Merci beaucoup pour ta générosité. Je te souhaite beaucoup de réussite lors de ce Célebrity Show.

Merci à toi 💋

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Britney Glam Queen

Les Jacqueries de Bruxelles Demandez le programme !

J’ai le plaisir de vous convier à ma première séance de dédicaces à l’occasion des Jacqueries à Bruxelles le samedi 18 septembre 2021 de 15heures à 17heures. Vous pourrez vous procurer mes romans « L’instant X » et « L’explosion des secrets ». Je partagerai la table avec Mickaël Burdin, « 69 chroniques sexo » par Les Editions de la Trémie, ou encore Stéphane Maton Vann, pour « Falciato » aux éditions Lamiroy (en lice pour le prix international du roman gay), et avec lequel j’ai eu le plaisir de collaborer à la correction de mes textes.

Une première rencontre littéraire vous attend ce samedi aussi.

Lors de la première journée, j’ai beaucoup apprécié la découverte du Queer Art du quartier par Michel Lassence, et les expositions photographiques au Baroque et au Stambar. Au baroque, plutôt habitué à recevoir les membres de la communauté Bear, j’ai particulièrement aimé le décalage entre la clientèle habituelle et les clichés sensuels et humoristiques du photographe François HARRAY que vous pourrez rencontrer ce samedi. De même, j’ai adoré l’exploitation des backrooms au Stambar en lieu d’exhibition des collages de Marijn CELEA : « Reflection of a dirty mind » sur la fascination du corps masculin, mon seul regret : que toutes les cabines n’aient pas été exploitées !

Venez nombreuses et nombreux, vous apprécierez le folklore des crieurs de rues et de l’ensemble des artistes en déambulation.

« L’instant X », reflet d’une époque

On a tous entendu « L’instant X » de Mylène Farmer, à l’aube du nouveau millénaire, et les paroles sont restées gravées en ma mémoire, comme cette introduction qui se répète :

« Bloody lundi
Mais qu’est-ce-qui nous englue la planète
Et embrume ma comète, c’est
La loi des séries
Le Styx des ennuis s’amoncelle
J’ai un teint de poubelle, mais
C’est l’instant X
Qu’on attend comme le messie
Comme l’instant magique
C’est l’équation
L’axe plus b qui fait tilt
Mais pour l’heure, dis… »

L’instant X, est le moment que choisit Arnaud, l’été 2000, pour se libérer, tout plaquer, s’affranchir, s’assumer tel qu’il est sans plus jamais avoir peur du regard des autres… Voilà̀ ce à quoi il aspire.  Il est jeune, provincial, naïf, rêveur et paumé dans l’existence. C’est le déclic qu’il attendait depuis un moment : avoir le courage de fuir la Haute-Saône et tout ce qu’il connait, avec l’espoir d’une vie meilleure à Paris. Il espère reprendre ses études et pourquoi pas, rencontrer l’homme de sa vie. Cependant, personne ne l’attend nulle part, et la poignée d’euros qu’il embarque disparaitra rapidement. Il devra, au gré́ des rues et des rencontres, affronter de nombreuses péripéties et se forger une carapace pour survivre. Parviendra- t-il à se réaliser ? Vous le découvrirez à travers ce roman noir et réaliste ; une immersion dans les méandres de la précarité́. 

J’ai quelques points communs avec le protagoniste. C’est à la même période que je me suis installé dans le centre de Paris. Il soufflait un vent de liberté, hérité des années 90, dont l’effet a été libérateur et m’a permis de devenir qui je suis. A l’époque, je suis passé du post-adolescent souffrant d’un complexe d’homophobie intériorisée à une putain d’envie de vivre pleinement et de jouir sans entrave. Certes, les deux pieds dans la merde, mais toujours la tête dans les étoiles ! Pas facile d’avoir 20ans, mais avec l’espoir, l’amitié et la force des rencontres, on donne du sens à nos actions.

Il y a un peu plus de deux décennies, je découvrais la force des convictions, par le biais de belles rencontres qui m’ont aidé à m’affranchir, à penser par moi-même, à revendiquer, argumenter et probablement ne plus baisser les yeux.

Je découvrais extasié, le monde du clubbing, les déambulations dans les backrooms, la vie des derniers grands squats parisiens, les teufs technos. Partout autour de moi, la culture s’offrait à moi sous toutes ses formes.

J’ai dévoré « Baise-moi » de Virginie Despentes qui m’a donné envie d’écrire mes premiers textes, mes premiers scénarii. Je lisais beaucoup, et mes Auteurs de prédilection ont été Ann Scott (Superstar), Armistead Maupin (Les chroniques de San Francisco), Bruce Benderson (Toxico) et bien d’autres. J’embrassais l’underground, et, il ne m’a plus jamais quitté. Tout du moins en termes de littérature car ce sont souvent ces plumes qui m’ont influencé, bien que je ne lise pas que ça. Dans mes textes, ça baise, ça se drogue, ça expérimente. C’est la vie telle qu’elle est, avec des moments de grâce et des instants qui donnent à réfléchir. La vie est un mélange de baffes et de baisers. C’est ce que j’essaie de retranscrire au mieux. Les personnages évoluent au gré des péripéties. Je tiens à ce réalisme.

Culturellement, Paris me permettait de découvrir Georges Feydeau, le théâtre africain, et des pièces beaucoup plus contemporaines ou encore les comédies musicales des Caramels fous. Des théâtres prestigieux aux bancs des salles de MJC, on pouvait toujours se cultiver.

On visitait aussi les expositions en musées et en galeries, les créations des uns et des autres. Les domaines de création n’avaient aucune limite. Pas même celle du temps qui filait et dont on ne se rendait pas compte. Cette période m’a beaucoup apporté sur le plan intellectuel et humain.

Musicalement, j’avais aussi en tête le refrain de la chanson phare de la comédie musicale « les rois du monde ». :

« Nous, on fait l’amour, on vit la vie, jour après jour, nuit après nuit
À quoi ça sert d’être sur la terre si c’est pour faire nos vies à genoux?
On sait qu’le temps c’est comme le vent, de vivre, y a que ça d’important (c’est comme Adam)
On s’fout pas mal de la morale, on sait bien qu’on fait pas d’mal (c’est comme avant) »

C’en est devenu un crédo. A Paris, je pouvais espérer devenir quelqu’un de libre. Les trithérapies avaient fait leur apparition et nos ainées ne mouraient plus du SIDA. Le PACS, malgré de houleuses discussions à l’Assemblée Nationale, était entré dans les mœurs, et l’Europe du Nord ouvrait la voie aux mariages des personnes LGBT. Un peu plus tard, le délit d’homophobie serait enfin reconnu légalement. La société avait changé, et, tout comme Arnaud, je devais profiter des nouveaux acquis pour écrire mon destin.

Il était chouette d’avoir 20 ans à cette période. On pouvait être jeune et avoir l’espoir. C’était probablement naïf et fou, mais je suis heureux d’avoir profité des changements du monde, d’en devenir acteur à ma façon, puis de me révolter, et de partager l’incompréhension face à la noirceur sociétale qui s’annonçait : les attentats du 11 septembre, Jean-Marie Le Pen présent au second tour de l’élection présidentielle française, les lois liberticides votées lorsque Sarkozy était ministre de l’Intérieur… Le politiquement correct se préparait à son retour avant l’avènement du net. C’était un autre monde. On réfléchissait aussi dans les milieux militants. On s’engueulait, on se rabibochait, mais surtout, on manifestait pour ce qui nous semblait juste. Nous avions la rage de vivre, et c’est cette fureur, qui nous a permis de devenir ce que nous sommes, même si j’avoue m’être beaucoup adouci. 

L’instant X, dont je partage l’insouciance de l’époque avec Arnaud, est un témoignage fictif d’émancipation. J’aurais pu décider, lorsque la publication de ce texte s’est arrêtée sous son précédent titre, d’en rester là, et de me consacrer à l’ébauche de ce qui est aujourd’hui mon second roman « L’explosion des secrets », mais, ce livre coup-de-poing doit exister et vivre. Je me voue à lui donner les lettres de noblesse qu’il mérite en le diffusant correctement. L’ensemble des thèmes abordés doivent permettre la discussion, le réflexion. Ma plume est crue, incisive. Elle pose sans concession ni détour des mots sur les maux. Elle est révoltée et libertaire. Elle est affranchie, tout simplement. J’ai hâte de vous faire découvrir d’ici quelques semaines ce roman, ainsi que le suivant. Je salue au passage le travail de relecture et de correction méticuleux de l’Auteur Stéphane Maton Vann sur mes ouvrages. Je participerai le samedi 18 septembre 2021 aux Jacqueries à Bruxelles. Je me réjouis de cet évènement et des rencontres en perspective.

Plus d’informations sur le livre :

Auteur : Frédéric Adam-Foucault Format Broché A5
Pages : 204
Prix de vente : 20 euros 

ISBN 978-2-493402-00-4

Facebook :

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https://www.facebook.com/leseditionsdelatremie/

Instagram :

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@frederic_af_auteur

Rencontre avec Michel Lassence

J’ai décidé, cette saison, de donner la parole à différentes personnalités, qu’elles soient Artistes ou passionnées, et ayant un lien avec la culture, le monde du livre, la musique et toutes les formes de scène. Pour le premier article de cette nouvelle rubrique, Michel Lassence a gentiment accepté de répondre à mes questions. Il nous offre ce samedi, dans le cadre des Jacqueries, une visite guidée du Queer Art dans le quartier Saint Jacques.

Portrait :

Bonjour Michel, ce samedi 4 septembre, tu participeras à la première journée des Jacqueries pour présenter un circuit touristique autour du Queer Art, quels sont les choses que tu souhaites nous montrer dans le quartier Saint Jacques ? 

Le quartier St Jacques est un quartier qui me tient à cœur, je vis juste à côté et j’y passe la plupart de mon temps

C’est l’un de plus vieux et des plus typique quartier de Bruxelles. Avec ses petites rues qui datent du moyen âge et où l’on peut encore s’imaginer la Senne qui y coulait.

Le Manneken Pis et le Grand Jacques Brel en sont deux des personnages incontournables

Mais ce que j’aime avant tout montrer de ce quartier c’est sa joie de vivre, un village dans la ville ou toutes les communautés cohabitent dans une joie de vivre unique.

Et pourquoi le choix du Queer Art ?

Le quartier Saint Jacques est aussi le quartier Gay de Bruxelles et je voulais mettre en avant les différentes œuvres d’arts sur le thème LGBTQ qui y fleurissent depuis une vingtaine d’années et que le grand public ne connait pas toujours.

En quelques mots, quelles sont les autres merveilles du quartier ?

La jolie petite église Notre Dame du Bon Secours situé le long du chemin vers Compostelle, le musée de la Mode et de la dentelle et surtout les vestiges de la première enceinte de Bruxelles datant de 1200 qui se trouvent à la Rue de Villers et qui sont méconnus des Bruxellois.

Tu es passionné de Bruxelles. Quand et comment t’es venue cette passion ?

Je passe beaucoup de temps à me balader et observer l’architecture et les merveilles que je croise au fil de ma route. Avec le temps j’ai voulu en savoir plus et donc je me suis mis à lire tout ce que je pouvais pour en savoir plus.

Quelles sont pour toi les choses incontournables à découvrir à Bruxelles ?

Gran fan d’architecture, je dirais les diverses maisons réalisées par Victor Horta, les musées des Beaux-Arts pour les fans de peinture, j’adore le Palais de Justice pour sa démesure et puis à 49 ans la Grand Place m’émerveille toujours.

Et si on ne devait en retenir qu’une ?

Je ne vais pas être très original mais je vais dire La Grand Place qui je le pense est une des plus belles places du monde si pas la plus belle

La ville change au fil du temps. Quelles seraient les choses qui manqueraient d’après toi à Bruxelles ?

J’adore le coté multiculturel de Bruxelles mais parfois je trouve dommage que la ville perde son identité Bruxelloise. Moi les vendeurs de caricoles, de marrons, les institutions comme Le Suisse ou la Taverne du passage, etc. Me manquent, cela fait partie d’un art de vivre Bruxellois que je trouve dommage de voir disparaitre.

Dans le quartier Saint Jacques, quelles sont tes adresses incontournables ?

Je conseille de prendre un petit verre sur l’incontournable terrasse du Soleil. Une pizza chez Mirante est un classique. Pour les noctambules un spectacle chez Maman ou au Cabaret Mademoiselle s’impose et puis mon QG chez mon ami Tarek au Baroque un petit bar gay à l’ambiance unique.

Merci pour ces quelques mots. A samedi !

Pour découvrir les visites proposées par Michel, vous pouvez suivre sa page sur Facebook : https://www.facebook.com/michelvisit72/

Les Jacqueries : de belles rencontres en perspective !

Ma fierté de « jeune Éditeur » réside aussi dans le plaisir des rencontres, des découvertes. Si certes, j’aime travailler seul, à mon domicile, la plupart du temps, ce sont les autres qui, sur le plan humain nous apporte le plus. Me plonger dans les textes de Mickaël Burdin et ceux de King’s Queer m’ont permis d’excellents moments. Collaborer aussi avec Stéphane Matton-Van, Auteur récompensé et en lice pour le prix du roman gay, m’a beaucoup apporté lors de la correction de mes deux livres. Mickaël Burdin et moi, serons présents le samedi 18 septembre, lors de la troisième journée des Jacqueries, afin de dédicacer nos ouvrages. Mais avant cela, je vous invite à découvrir ce tout nouveau festival des habitants et commerçants du quartier Saint Jacques à Bruxelles.

Article extrait du journal « La Capitale »

J’aime ce quartier, car il est l’âme de Bruxelles, avec ses commerces atypiques, le musée du chocolat, et la promiscuité et l’accueil des belges dans la rue du marché au charbon, que l’on surnomme entre nous « la rue du marché aux garçons ». Ici, on ne se prend pas la tête, il fait bon vivre et les gens se parlent. C’est dans cet esprit que l’on aime se retrouver. Les Jacqueries, permettront, au travers un parcours d’Artistes, d’animer encore davantage ce quartier convivial, avec l’aide des riverains et des commerçants.

Les Jacqueries représentent pour moi une belle opportunité de rencontres : avec le public, avec nos futurs lecteurs bruxellois, mais aussi et surtout, avec d’autres Artistes. On peut faire beaucoup de choses seul, mais on n’aboutit à rien sans découvrir les autres. On se nourrit d’eux, de leurs cultures et font bouillir nos imaginaires, nos réflexions, nos rêves. C’est ce à quoi nous invitent ces trois journées.

J’ai hâte de participer à cette aventure, tant en ma qualité de spectateur, que celle d’Auteur ou « Jeune Éditeur ». Venez nombreuses et nombreux.

Un coup d’un soir ?

Ces derniers temps, étant en phase de bouclage et en échangeant beaucoup avec Stéphane Maton-Vann, à propos de mes romans en correction, je n’ai guère eu le plaisir de lire pour mes loisirs. Toutefois, j’ai réussi à m’accorder une petite bulle d’oxygène avant le départ en vacances, et, au gré du hasard de ma pile à lire, je me suis lancé dans le double roman de Mathieu Bermann : « Un coup d’un soir » et « Dans le lit de Marin ».

Le rythme est assez lent et est plutôt à l’opposé de ce que j’aime lire. En effet, même si la plume de l’Auteur est jolie, j’ai failli à plus d’une reprise reposer l’ouvrage. Toutefois, au fil des pages, je me suis laissé attraper par l’histoire qui, pour toute personne en couple depuis un certain temps, permet de se sentir moins seul dans l’envie qu’on peut avoir parfois de séduire et d’échanger virtuellement. « Un coup d’un soir » peut donc raconter nos vies, nos désirs de séduction et de crush à travers les réseaux sociaux. Toutefois, le plus intéressant du livre se trouve à partir du second roman « dans le lit de Marin ». Les formules de style employées telles que la mise en abîmes et les différentes paraboles rendent le contenu plus passionnant, et on y croit davantage. Le narrateur est un romancier Bruxellois dans la trentaine qui s’obstine à vouloir vivre une histoire avec une rencontre furtive, et s’accroche au souvenir éphémère d’une brève rencontre. Ce narrateur est un peu notre ami relou, incapable de saisir sa chance au moment où elle se présente, et se torture à répétition à vouloir (re)vivre ce un désir qui n’existe déjà plus ou n’est plus partagé. A ce copain, j’aurais envie de dire qu’il est temps de lâcher l’affaire et qu’il nous ennuie à force de se répéter. Néanmoins, il a quelque chose de touchant, de naïf au sens où il n’a jamais vraiment fréquenté les hommes avant de se mettre en couple. C’est probablement de la frustration de cette relation quasi unique que naît son attirance pour un garçon plus jeune, et de ce point de vue, on peut le comprendre davantage. Le livre interroge aussi sur la différence d’âge dans le couple, la façon dont on vit sa relation à l’autre. C’est ce qui m’a le plus interpellé. De même, il est assez rare dans la vraie littérature gay, de trouver un protagoniste qui ne soit pas dans une relation ouverte et plutôt classique. J’entends par « vraie littérature gay » une histoire qui ne relève pas de la mièvrerie et qui dépeigne avec réalisme ce que peuvent être nos vies. S’il existe de très bons romans M/M, ils sont assez rares. Toutefois, j’espère en trouver à partager dans ma boite mail dans quelques temps.

J’ai beaucoup aimé que le récit se déroule à Bruxelles et à Paris. Je suis très attaché à ces deux villes pour toutes les jolies choses que j’ai pu y vivre et cela donne de la crédibilité à ce double roman. Outre la question de l’âge, du rapport au couple, de la façon dont on perçoit le rapport à l’autre, différents sujets nous interpellent en filigrane, et, la question du consentement, omniprésente dans le second volume doit nous pousser à nous interroger, sur ce que nous pouvons exiger de l’autre, et les limites que nous ne devons pas franchir. C’est un sujet sur lequel on commence enfin à discuter, y compris dans nos milieux « masculins » et nous devons apprendre à ne pas le perdre de vue. S’il y a certes interprétation dans nos jeux de séduction, on doit être plus à même de discerner un « oui » d’un refus poli ou timide. 

Malgré les répétitions et les lourdeurs du narrateur, le moment est divertissant. Ce double roman n’est probablement pas le livre de l’année, mais il mérite qu’on s’y attarde. 

Résumé :

Le roman ne ment pas, le titre en résume parfaitement l’histoire : deux garçons, qui ne se connaissent pas et vivent à des centaines de kilomètres, se retrouvent à Rennes pour y passer la nuit ensemble. Ils n’en auront pas d’autres. L’un, plus âgé, n’est pas célibataire ; l’autre, 20 ans, n’a jamais été en couple. C’est ce qu’il veut plus que tout mais il a, sur ce sujet, des principes qui ne facilitent pas les choses. Ni avant, ni après. Leur histoire n’est pas que cela. Ils se désirent depuis leur première conversation au hasard des réseaux sociaux, et avant la nuit où enfin ils feront l’amour, rien n’est sûr. À l’exception du désir dont l’assouvissement est sans cesse menacé. La nuit achevée, l’histoire ne s’achève pas tout à fait. 
Le livre en est le contrecoup, écrit dans l’urgence, par l’un des deux garçons, celui qui dit « je ». Un livre écrit pour tenter d’approcher notre méconnaissance de toute histoire d’amour.

Ce qu’en dit Têtu :

Dans ses deux derniers romans, réunis dans un volume unique, le jeune auteur Mathieu Bermann cherche le plaisir en ligne et l’intimité du virtuel. 

« C’est une histoire d’amour entre deux garçons rencontrés sur Instagram, scène de drague universelle et virtuelle, sans peu et sans laideur. Après Amours sur mesure (2016) et Un état d’urgence (2018), Mathieu Bermann signe dans le même temps ses troisième et quatrième romans, Un coup d’un soir et Dans le lit de Marin, réunis dans un volume qui paraît le 3 octobre, toujours aux éditions POL, qui, elles n’ont plus, n’ont peur de rien.
« Aujourd’hui, on se dévoile parfois plus à un inconnu en ligne qu’à un proche »  
Il a les yeux bleus, la voix calme. Le docteur ès lettres a le charme discret de la modestie. N’écrivant pas pour la gloire, Bermann construit une œuvre intimiste et autofictionnelle. Des romans subtils, comme les cœurs sont fragiles.  » »

Guillaume Perihlou, automne 2019 

A propos de l’Auteur :

Mathieu Bermann est né en 1986. Agrégé de Lettres Modernes, doctorant contractuel à l’Université Jean Moulin Lyon III, passionné de littérature, il est aussi comédien. Ses recherches portent, en autres, sur les contes licencieux de La Fontaine.

Depuis 2007, il est critique en littérature au portail des livres et des idées, nonfiction.fr.

« Amours sur mesure » est son premier roman.

Livre publié chez P.O.L 

De la pile à lire aux avant premières !

Ma pile à lire ne désemplit pas, et j’y ajoute sans cesse de nouveaux livres qui captent mon attention chez les libraires ou sur les réseaux sociaux. J’aurais le temps, plus tard, de partager mon ressenti au sujet de ces lectures, mais pour l’heure, je croule sous le travail et les ultimes relectures des ouvrages que j’espère vous présenter dans quelques semaines. En avant-première, voici les premiers titres que vous pourrez vous procurer, je garde encore un peu de mystère concernant les couvertures et les distributeurs !

L’instant X 

Auteur : Frédéric Adam-Foucault Format Broché
Pages : 250
Prix de vente : 20 euros 

Résumé :

A 20 ans, on a souvent l’avenir devant soi, des rêves plein la tête, des projets, des soutiens familiaux et amicaux. Arnaud n’a rien de tout cela. Au contraire, il s’ennuie. Il étouffe dans son quotidien à la campagne et n’aspire qu’à̀ une chose : se sentir libre d’être, d’aimer, de vivre, de jouir. Lorsqu’un matin d’été́, son réveil ne sonne pas, c’est pour lui une révélation. Il remplit son sac à dos à toute hâte en direction de Paris. Rien ni personne ne l’y attend, toutefois, d’aventure en aventure, il cherchera, au gré́ des rencontres, à se faire une place dans la ville lumière. Il y découvrira l’envers du décor et sa part d’ombre, les désirs des hommes, la précarité́ et le plaisir de la luxure. Parviendra-t-il à trouver sa place dans cet univers anonyme ? Seul l’avenir le déterminera. 

Concernant ce titre, il s’agit de mon premier roman « Insère-toi », dont je publie une nouvelle version. J’ai reçu l’aide précieuse de Stéphane Maton-Vann dans cette tâche. Son œil de lynx, doublé de son intransigeance pour le respect de la langue française apportent à cet ouvrage la qualité qu’il aurait dû avoir lors de la précédente publication. J’ai décidé de créer ma société pour promouvoir mes écrits, et donner leur chance à des Auteurs et Autrices méconnus. Je ne réalise pas encore que tout ceci sera concret dans quelques semaines. Je prends mon rôle très à cœur, et j’ai la chance de rencontrer dans mon parcours de belles personnes.

L’explosion des secrets 

Auteur : Frédéric Adam-Foucault Format Broché
Pages : 300
Prix de vente : 20 euros 

Résumé :

A 35ans, Arnaud mène de front une belle carrière dans la publicité́. Il est sur le point d’obtenir le poste de sa vie. Il est très amoureux de Vincent, un chirurgien esthétique avec qui il vit depuis peu. Il a gravi l’échelle sociale et tout semble lui réussir. Or, lorsque Karine, sa meilleure amie, décide de quitter son mari violent en emmenant avec elle son fils unique Sirius, certains secrets inavouables remonteront à la surface, et tout l’entourage s’en mêlera. Les choses empireront lorsqu’Élise, la sœur cadette d’Arnaud décide de se réfugier chez le jeune cadre. Dès lors, certaines révélations mettront en péril l’équilibre que le business man s’est construit. Une fable sombre et moderne, qui redéfinit les relations familiales et amicales, ainsi que l’univers des petites manigances et grandes cachotteries.  

Ce second roman est donc une suite ! Désolé de spolier pour celles et ceux qui n’avaient pas encore découvert mon premier livre.

69 Chroniques Sexo 

Auteur : Mickaël Burdin 
Pages : 190
Prix de vente : 20 euros 

Résumé :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe homo sans jamais avoir osé́ le demander ? Ce livre est fait pour vous. Retrouvez au travers de ces 69 chroniques sexo tout (ou presque) ce qui concerne les pratiques intimes entre hommes. De la fellation à la sodomie, en passant par la faciale et l’anulingus, tout vous sera expliqué́. Si vous êtes débutant, cet ouvrage vous donnera les bases pour vivre une sexualité́ épanouie. Si vous êtes plus habitué, vous trouverez tout un tas de conseils pour vous perfectionner dans votre Art. Ces chroniques sont à̀ mettre entre toutes les mains. Le discours y est clair, accessible, concret et sans détour. Les choses sont exprimées simplement avec de nombreux conseils pour savoir comment se faire plaisir sans prendre de risque. Alors, n’hésitez pas, ce livre est fait pour vous ! 

Amours et révoltes : le livre 

Auteurs : Gribb Borremans et Laëtita Fistarol Format Broché
Pages : 180
Prix de vente : 17 euros 

Résumé :

Des caves de squats aux musées d’art contemporain, King’s Queer a toujours réussi à se réinventer afin de créer des passerelles entre les mondes, entre les personnes du public, entre les pays traversés, de Tahiti au Japon en passant par la Grèce ou le Canada. Treize années d’existence remplies d’art, de rencontres, de créativité́, de situations rocambolesques et de musique bien sûr. Ce sont ces treize années à mille à l’heure qui vous seront racontées dans ce livre. Prenez-votre souffle avant de démarrer ! 

Cette première ligne éditoriale se veut réaliste, soit par le biais des fictions ou des biographies, mais aussi par l’aspect concret des chroniques de Mickaël. D’autres partenariats sont en cours, et je vous en dévoilerai davantage aux moments opportuns.